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Ligue des champions : encore sur le chemin de la professionnalisation, la D1 féminine française doit changer de statut

L’Olympique Lyonnais et le Paris-Saint Germain féminins débutent leur campagne de Ligue des champions mardi et mercredi. Ils affronteront des clubs européens renforcés par la professionnalisation de leur championnat tandis que la D1 féminine française n’a toujours pas adopté ce statut.

Imitant la première division féminine anglaise, professionnalisée en 2017, et la fédération de football italienne, qui a annoncé la professionnalisation de la Serie A féminine à l’horizon 2022, l’Espagne a décidé de la professionnalisation de sa première division en juin dernier. En France, alors que sept des dix dernières Ligues des champions ont été remportées par l’Olympique lyonnais, le premier échelon du football féminin attend toujours sa professionnalisation. Les Lyonnaises et les Parisiennes, qui font leur entrée en coupe d’Europe, font face à une nouvelle concurrence de clubs européens renforcés par leurs statuts professionnels.

Pour la première fois depuis 2014, aucun club français n’était présent en finale de la Ligue des champions féminine la saison dernière. L’Olympique Lyonnais et le PSG, fers de lance du football féminin dans l’Hexagone, dominent outrageusement le championnat national, faisant face à peu de concurrence le week-end. Faudrait-il professionnaliser la D1 Arkema pour offrir plus d’adversité et réhausser le niveau du football féminin français ? « La professionnalisation, c’est un tout : c’est réfléchir à un modèle économique, à la formation, à la diffusion médiatique. Il faut une économie », répond Fabien Safanjon, vice-président de l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP).

En Angleterre, la Women’s Super League a signé un contrat record pour ses droits TV, s’élevant à 8 millions d’euros par saison. En Espagne, Mediapro paie 3 millions d’euros par an pour diffuser la Primera Iberdrola, tandis qu’en France, le groupe Canal s’est procuré les droits de la D1 Arkema pour 1,2 million d’euros par an jusqu’en 2022. « On ne sait pas trop par quel côté il faut commencer : est-ce qu’il faut développer le championnat pour ensuite attirer des financements et des diffuseurs, ou bien est-ce qu’il faut attendre des financements pour le développer ? », s’interroge Fabien Safanjon.